Mes débuts avec le portage

Quand j'étais enceinte, j'ai beaucoup entendu parler de portage. Ma sage-femme nous l'a présenté et ça semblait super simple et super bien pour bébé et pour maman. Je m'imaginais des heures avec les enfants en écharpe lovés tout contre moi.

J'ai donc investi dans une écharpe de portage, la sage-femme m'a montré un noeud simple et j'ai attendu sagement l'accouchement.

De retour à la maison, j'ai mis quelques temps à me décider à l'utiliser. Ce qui paraissait simple sur le papier me semblait insurmontable. Impossible de me souvenir de ce que la sage-femme m'avait montré, et les explications en image du mode d'emploi ne me mettaient pas du tout en confiance. Peur de mal faire le noeud, que Petit Prince tombe, qu'il soit mal installé...

Je décide tout de même de me lancer ! Premier test plutôt concluant, mais le manque de confiance était toujours là et bébé pleurait malgré tout souvent, toujours peur de mal faire et les 10 mn à faire le nœud avec un bébé qui hurle ça n'aide pas. J'ai petit à petit abandonné l'écharpe, refroidie par mes inquiétudes sans doute sans fondement.

Malheureusement, bébé reste intenable et réclame les bras plus que nécessaire. Et maman étant aussi occupée parfois à faire autre chose que de le porter, j'aimerais bien avoir les mains libres de temps en temps. Sur les conseils de plusieurs mamans, je me suis finalement dit que le problème venait peut-être de l'outil avec lequel je ne suis pas à l'aise. Je décide alors de passer de l'écharpe au porte-bébé. Les avis aidant, je prends un porte bébé qui semble assurer un confort maximal à bébé et lui assurant un bon positionnement, facile d'utilisation et rapide à enfiler.

Encore une fois ça c'est sur le papier... Je ne suis toujours pas à l'aise, bébé n'aime toujours pas la position. Mais cette fois-ci je compte bien insister ! Je vous dirai dans quelques temps si finalement le portage et moi sommes réconciliés.

On note quand même que le papa ne s'en sort pas mal lui...


Mes rentrées à moi

Ah la rentrée scolaire, elle ne laisse pas indifférent que l'on soit parent ou enfant ! Je me projette parfois à la première rentrée du petit prince (je sais j'ai le temps !). Ma puce rentrera en terminale et pensera à son BAC.

Je suis allé faire un tour sur le blog de Bergamote Family (je vous conseille d'y aller il y a plein d'articles sympa et des tonnes de belles recettes pour bébé - ou pas - à découvrir !) et j'ai découvert son dernier article sur ses rentrées à elle. Alors comme elle proposait de faire de même, et qu'il m'a permis de me remémorer plein de souvenirs je me lance !

Je vais tenter de répondre aux trois questions.

1. Quels sont ton meilleur et ton pire souvenir de rentrée ?
2. Qu’est-ce que tu mettais dans ta trousse pour le premier jour d’école ?
3. Comment vis-tu la rentrée de tes enfants ou celle de ton entourage (petits-enfants, neveux etc.) si tu n’en as pas ?

Mon meilleur souvenir

La rentrée au lycée, fin du collège, début de ce qu'on nous vend comme l'autonomie, la cours des grands, la liberté... J'avoue pour une fois que l'excitation dépassait l’anxiété (pourtant bien présente). L'idée de faire de nouvelles rencontres et d'entrer dans un lycée tellement grand que tout le monde ne se connaitrait pas, ça m'emballait vraiment.

Mon pire souvenir

Chaque rentrée au collège... Les années collège ont vraiment été un calvaire que ce soit humainement ou scolairement. La 6e a quand même un petit goût de "pire" car on débarque dans un nouvel univers et pour le coup quand ça se passe mal, c'est amplifié. Je ne me souviens plus du déroulement exact du jour J mais il m'a laissé un goût amer du style "ah bah si c'est ça le collège, autant retourner en primaire".

La trousse

Promis je ne copie pas Bergamote Family, mais je crois que le stylo plume c'était l'accessoire indispensable et choisi avec minutie (avec la trousse en elle même mais la question porte sur l'intérieur). Il fallait qu'il soit à la fois à mon goût, au goût des autres, mais pas trop à la mode... Le reste suivait méthodiquement la liste de fournitures.

La rentrée de ma fille

Bon j'en ai vécu quelques unes maintenant. Généralement mon humeur suit celle de ma fille. Si elle est contente, anxieuse, stressée, excitée, maman suit. Et je me pose les mêmes questions existentielles sur l'emploi du temps, les profs, les copains... J'attends qu'elle rentre avec une grande impatience, guettant l'horloge une voir plusieurs heures avant qu'elle ne revienne.

Si vous souhaitez vous aussi répondre à ce TAG, faites vous plaisir. Comment faire?
- Ecrire un billet sur votre blog sur le thème de la rentrée scolaire
- Répondre aux 3 questions.
- Indiquer que vous répondez suite à mon billet en citant mon blog Mère Indign(é)e avec son lien (https://mere-indignee.blogspot.com/). 
- Expliquer la manière de procéder à ce Tag.



La balade

Les journées ne sont pas très passionnantes en ce moment, les échanges avec un bébé de trois mois étant quand même limités et restant à la maison. Mais il y a  un rituel auquel je ne déroge pas c'est la balade journalière.

En général c'est une sortie mère/fille avec loulou et parfois chéri nous accompagne avec le chien.

Ce qui est bien avec la balade, c'est que ça calme tout de suite Petit Prince. Une fois installé dans la poussette et quelques pas dehors, c'est généralement radical, les pleurs cessent. Il ne dort pas pendant la balade mais regarde tout ce qui l'entoure, joue parfois avec son doudou et nous abreuve de sourires. C'est aussi un moment où nous échangeons pas mal avec ma Puce, l'occasion de partager sa journée, de papoter de tout et de rien et souvent d'avoir de jolis fous rire.

Bon il arrive que ça ne calme pas Petit Prince, et qu'il chouigne ou pleure. Parfois aussi il se met à pleurer en cours de route et là j'avoue que la fin de la balade est longue quand on longe les habitations avec un bébé qui hurle. Dans ces cas là il rejoint les bras de maman et la Puce pousse la poussette vide.

L'inconvéniant quand le chien nous accompagne c'est qu'il n'a pas le même rythme et les échanges sont plus limités quand il faut suivre un chien qui avance à toute allure. Mais c'est un moment qui reste très agréable.

J'avoue que la balade seule n'a pas la même saveur et que je suis beaucoup moins motivée, mais je tâcherai de ne pas "zapper" ce rituel sous ce prétexte (ou de motiver chéri à venir avec moi dans ces cas là !)

Et vous la balade, c'est souvent? Avec qui?



Voiles des Anges

Je voulais vous faire partager un de mes gros coups de cœur !

L'association Voile des Anges permet aux parents endeuillés de faire graver le nom de leur ange sur la coque d'un bateau qui fera le tour du monde lors du Vendée Globe 2016. Ça peut paraître anodin, certains trouveront ça idiot, mais pour moi cela signifie qu'une partie de ma belle fera le tour du monde. Elle sera aussi accompagnée d'autres anges, dont je connais l'un ou l'autre des parents. Chacun y puise une source de réconfort, quelle qu'elle soit.
Le bateau sera également le moyen d'aborder différentes problématiques liées aux enfants comme la recherche pédiatrique et l'accompagnement des familles notamment et pourquoi pas de récolter des fonds pour pouvoir mener des actions concrètes dans ces domaines.
Je vous encourage à découvrir leur site internet.

Source : http://www.voiles-des-anges.fr/

La rentrée au lycée ou maman prend un coup de vieux

La journée avait plutôt mal commencé il faut le dire, Petit Prince ayant décidé de pleurer pendant une heure avant l'heure de réveil de la Puce... Et c'était une journée spéciale puisqu'elle rentrait au lycée ! Alors autant vous dire que les pleurs de monsieur, risquant de la réveiller une heure trop tôt, ça me stressait pas mal (sans compter qu'une heure de pleurs, c'est une heure où maman ne sait pas quoi faire pour arriver à le calmer... Relevons au passage qu'il aura fallu uniquement 5 mn à chéri descendu à cause des hurlements pour y arriver... Bref la journée commençait bien !).

La rentrée au lycée c'était quand même super important, un gros cap, pour la Puce, mais pour maman aussi ! Non par ce que 14 ans bientôt 15 je survis encore, mais le lycée... Outch le coup de vieux dans les dents !!!

Bref, la Puce se prépare comme pour le collège (un peu de maquillage en plus), prends le même petit déjeuner, est emmenée par la même maman de copine. Jusque là le traumatisme ça va, je survis !

Matinée classique, un petit texto de ma puce à midi tout va bien (je réussis à lui soutirer sous la torture - ou presque - qu'elle est dans la même classe que sa copine mais ce sera tout ce qu'elle daignera lâcher "bah et la surprise maman"...) Screugneugneu maman trépigne, et les heures paraissent longues jusque 17h.

La puce arrive enfin... Premier verdict :
- les garçons sont tous moches (ou presque) dans la classe ;
- les profs moui "ça va, surtout le prof d'EPS qui est canon, je vais aimer le sport. Mais la prof de français, j'espère que je ne l'aurai pas en 1re ça ne va pas le faire "!
- l'emploi du temps est pourri (5h de trou le vendredi une semaine sur deux, et 4 heures le jeudi une semaine sur deux...), vive la classe fourre-tout (comprendre "on a mis toutes les options choisies par peu de monde" donc va caler 5 emplois du temps différents) ;
- la cantine est super grande et plus de choix ;
- on peut sortir quand on veut du lycée (comprendre "quand j'aurai 5 heures de trou le centre commercial est à 3 arrêts de tramway").

Bon maman est à moitié amusée, à moitié rassurée. Les années défilent et le lycée ne me parait pourtant pas si loin (20 ans déjà pourtant...). Je ne suis pas sûre d'être rassurée quand je pense aux bêtises que j'ai pu y faire mais bon...

Allez, la conduite accompagnée c'est dans sept mois, nouveau coup de vieux en perspective !


Frère et soeur

Une de mes grandes inquiétudes quand on a commencé à parler bébé avec chéri c'était ma fille. Pour remettre dans le contexte, ce blog a débuté il y a cinq ans, ainsi que nos essais bébés. Elle avait alors à peine 10 ans et le contexte familial n'était pas évident pour elle. Mais elle avait une grande envie de ne plus être fille unique.

Les questionnements et les doutes ont bien évolué en 5 ans ! Si les premiers temps on s'inquiète toujours d'une éventuelle jalousie, ça n'a pas été mon cas. En garde alternée, comment allait-elle vivre d'être moins à la maison que son frère. Arriverai-je à conserver notre relation si particulière et à la préserver? J'ai eu aussi peur qu'elle tienne le rôle de "petite maman" et non de grande sœur. Et quand les essais ont sérieusement été remis en cause, j'ai surtout été inquiète de savoir comment elle vivrait le fait qu'il n'y aurait pas de frère ou soeur.

Et puis je suis tombée enceinte... On savait qu'il y aurait une chance que ce soient des jumeaux et elle espérait que ce soient un garçon et une fille. Elle a été très présente pendant la grossesse et d'un grand soutien. Bien sûr la perte de la belle a été très difficile pour elle aussi, mais elle a su gérer les choses et on en parle facilement.

Mon plus grand plaisir est de voir mes deux amours ensemble. Je pourrais les regarder pendant des heures, elle le tenant ou jouant avec lui et lui la regardant intensément, lui faisant ses plus beaux sourires. J'étais presque jalouse au début car il ne souriait presque qu'à elle ! Elle s'occupe de lui, fais du baby sitting, prend des dizaines de photos par jour... La relation qui s'établit surpasse ce que je pouvais imaginer. J'ai hâte de la voir évoluer avec le temps.

Et vous, les relations frère et sœur au début c'était comment?

Photo réalisée par la grande sœur. Je fonds !

Premiers troubles

Hier nous avions rendez-vous chez le cardiologue du petit prince. La fin de trois mois d'angoisse et de traitement, ça valait bien un petit billet pour vous expliquer tout ça. J'en profite pour étrenner la catégorie "Premières fois" et promis, la prochaine sera plus gaie !

Tout a débuté par une visite de contrôle chez la sage-femme, que nous avions déjà vue deux jours avant. Elle n'était pas convaincue par sa prise de poids et nous avions fixé un nouveau rendez-vous, au 11e jour du petit prince.

Côté poids, tout allait bien... mais la sage-femme remarque (mais ne me le dit pas) que son cœur bat très vite. Nous attendons une demi-heure et un biberon pour voir si cela se calme. Ce n'est pas le cas, elle téléphone aux urgences pédiatriques et nous y envoie, tentant tant bien que mal de me rassurer.

Arrivée aux urgences, où il faut le dire, petit prince a été pris en charge a vitesse grand V. A peine arrivés, un interne vient nous chercher et nous emmène pour les premiers examens, pendant que papa (que j'ai quand même récupéré au passage), s'occupe de l'administratif.

L'interne n'arrive pas à trouver le pouls... Il s'avèrera, comme on nous l'expliquera plus tard, que la machine ne le détectait pas car trop rapide, il faisait des pics à 300 battements par minute...  S'en suivent trois heures d'examens, prise de sang, manipulations et médicament pendant lesquelles nous ne savons pas trop ce qu'il se passe. Maman en pleurs, papa qui gère comme toujours et tente de me réconforter autant que possible.

Verdict : tachycardie supra ventriculaire. Un petit truc dans le coeur de bébé n'est pas tout a fait fini d'être formé et le sang circule beaucoup trop vite. Il restera trois jours sous surveillance, maman ou papa guettant le moindre bip des appareils ou le moindre pic. Comme son coeur n'a pas recommencé à s’emballer, ils le libèrent donc. Pour la suite : 3 à 6 mois de traitement et un "ça peut recommencer... ou pas. Surveillez ses changements d'humeur."

Alors... Comment dire... Petit prince n'est pas le plus régulier dans ses biberons, dans ses phases de sommeil, donc difficile à surveiller. Alors on apprend à prendre son pouls, tant qu'on arrive à le sentir c'est que ça va... Si on ne le sent pas direction les urgences. Ce que nous ferons trois jours plus tard suite à une visite chez le médecin. Mais tout va bien... Ouf !

Trois mois plus tard, quelques frayeurs et de nombreuses craintes de maman (à papa "il est amorphe là non? on ferait mieux d'aller aux urgences tu crois?" papa moitié sérieux qui vérifie toujours, moitié moqueur de mes inquiétudes), le cardiologue est rassuré, nous aussi. Nous arrêtons le traitement. Il y a toujours un risque de récidive mais bien moindre.

On n'a pas fini de s'angoisser, mais je crois que c'est le lot de tous les parents !

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