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Bilan d'une année riche

Mieux vaut tard que jamais ! Ce billet a été écrit début janvier et je devais le publier le 7. Il m'a fallu un peu de temps pour finalement me décider à le lancer. Je voulais donc faire le bilan de cette année qui a été très riche à tous points de vue. Mais ça n'est pas aussi simple qu'il y parait. Si je devais résumer en un mot cette année ce serait : ambivalence. J'ai vécu le meilleur comme le pire tout au long de cette année. Alors pour résumer 2014, ça a été :

5 mois de grossesse

L'année commençait fort, j'étais dans mon 4e mois de grossesse, un CDD qui commençait pour une société que j'apprécie et avec laquelle tout se passe bien. La grossesse se déroulait bien, pas trop fatiguée, un premier trimestre au top.

Suivirent cinq mois de grossesse plutôt paisibles et des loulous qui évoluaient bien mais aussi trois hospitalisations pour des soucis plus ou moins inquiétants.

2 naissances

2 naissances mais un seul bébé... Un des plus beaux jours de ma vie mais sans doute le pire.

7 mois en tant que maman d'un jeune bébé

Alors là... 7 mois de bonheur et d'émerveillement, pour lui, pour ma fille et leur relation, pour chéri qui devient papa. Mais aussi 7 mois de fatigue, de combat, d'angoisses.

En janvier je peux enfin dire que loulou fait ses nuits (et pas que, c'est qu'il a du sommeil à rattraper ce petit bonhomme), il est traité pour son RGO, n'a plus de problème de cœur. Ouf je respire enfin.

Mais ce fut aussi une année comme une autre

Ma puce grandit encore et toujours, a passé son brevet, est entrée au lycée. Elle m'emplit de joie et de fierté. Les inquiétudes d'ancienne maman sont toujours là, mais les bonheurs que cela engendre aussi.

Nous avons fêté un Noël et un Nouvel an, 3 anniversaires, comme chaque année, mais nous étions un de plus.

Nous avons pris nos marques et le quotidien a repris son cours, géré les imprévus.

En tout cas, cette année "ambivalente" sera aussi inoubliable à plus d'un titre.

Et vous, si vous deviez résumer votre année en 1 mot, quel serait-il?

Et surtout...
Conçu par Freepik

Politesse et respect

La politesse et le respect… Je me dis parfois que ce sont des notions en voie de disparition, autant chez les adultes que chez les enfants.

J'ai été élevée par des parents très aimants, mais un papa strict (trop strict?), particulièrement sur la politesse et les règles de savoir-vivre. J'avoue qu'à 4, 12 ou 16 ans, ça peut énerver. Plus d'une fois j'ai soupiré, grommelé, en entendant ses remontrances à l'oubli d'un « merci », au fait de laisser parler les adultes avant de prendre la parole ou à mes mains mal disposées sur la table.

Et puis j'ai eu un enfant. Et j'ai vu d'autres enfants…

J'ai pris le bon et le moins bon de mon éducation en devenant à mon tour un parent, en voulant inculquer à ma fille les règles élémentaires afin qu'elle devienne une adulte dont je serai fière.

Alors je lui ai appris à dire « merci » « bonjour » et « s'il vous plaît ». Je lui ai appris à respecter les adultes bien sûr, mais les autres tout simplement. Dans ce qu'ils ont à nous apporter, dans leurs différences. Le respect c'est avant tout écouter l'autre, lui parler correctement et ça passe par la gentillesse.

Ma fille m'a bien écoutée, trop bien peut-être et vite il a aussi fallu que je lui explique que ce qui est essentiel pour moi ne l'est pas pour tous. Qu'il faut être gentil, mais que tout le monde ne l'est pas. Que même les enfants sont parfois méchants entre eux, voir cruels. Et qu'ils sont loin de tous se respecter, à l'image de leurs parents.

Il a fallu aussi que je lui apprenne à s'endurcir, à répondre parfois à la méchanceté. Qu'être gentil ce n'est pas se laisser marcher sur les pieds. Et qu'on peut le faire en restant respectueux et sans avoir à rougir de son comportement.

J'ai été désœuvrée face à ses questions, à ses incompréhensions. La ligne que je m'étais fixée me semblait pourtant évidente et facile à suivre. Et si je ne pouvais qu'être rassurée quand ma fille se trouvait au milieu d'adultes, généralement admiratifs de ses « bonnes manières », je l'étais beaucoup moins quand ces règles se retournaient contre elle à l'école, quand par exemple elle allait voir un adulte parce qu'on l'ennuyait et qu'on lui disait de se débrouiller.

Me voilà, 15 ans plus tard, fière de ce qu'elle est devenue, une ado respectueuse d'elle et des autres, qui me raconte sa vie, ses états d'âme et son quotidien. Sage, mais pas introvertie, sachant se défendre. Je me dis qu'une petite part de ce que j'ai tenté de lui enseigner lui a servi, ainsi que ces moments difficiles.

Me voilà, 15 ans plus tard, à nouveau maman, à m'interroger une nouvelle fois sur la manière d'élever mon fils. Une chose est sûre, je ne transigerai ni sur la politesse, ni sur le respect. En tout cas je ferai au mieux !

Le chat - Philippe Geluck

Canigou

Impossible de parler de la famille sans vous présenter Canigou, notre golden retriever (pour éviter qu'il ne soit harcelé par ses fans, nous avons choisi un pseudonyme). J'en ai déjà parlé dans certains billets, il en valait bien un à lui tout seul ! 

Il nous a rejoint en août 2011, à trois mois. A ce moment là c'était une petite boule de poils terrorisée par cette nouvelle famille et ce nouvel environnement, il a passé une journée complète allongé par terre au pied d'une chaise. Mais dès le lendemain la métamorphose s'est opérée.

Canigou c'est de l'énergie à revendre, de l'amour plein les pâtes, un appétit d'ogre, 40 kg de muscle et une tonne de poils à balayer ! Il aime être baladé (ou nous balader surtout), manger en grande quantités et de tout, les câlins bien sûr. Il déteste qu'on l'ignore, qu'on se balade sans lui... Bref il veut faire partie de la tribu.

Niveau garde de la maison... Hum on repassera. Quoi que 40 kilos de muscles qui vous sautent dessus pour jouer ou dire bonjour ça peut stopper les velléités !

Niveau bruit, il est au top. On se demande s'il sait vraiment aboyer, parfois un petit aboiement nous rappelle que ce n'est pas un mythe.

Quand je suis tombée enceinte, sa présence ne m'a pas trop inquiétée, il n'a pas une once de violence en lui et même quand on l'embête il ne dit rien. Par contre, il aime foncer sans regarder où il va, reculer dans tout ce qui bouge et il ne vaut mieux pas s'interposer entre sa gamele et lui.

Nous avons donc pris tout de même la précaution d'acheter un transat/chaise haute pour que bébé ne soit pas à sa portée (il faudra que je vous en reparle elle est vraiment top), un parc et surtout délimité une zone du salon dans laquelle il n'est pas censé mettre une patte.

Lorsque bébé est arrivé, ça a été mitigé. Un peu inquiet, un peu jaloux, il a pas mal tourné autour du lit d'appoint ou du transat pour poser sa truffe et regarder petit prince. Maintenant il tolère bien sa présence, même s'il semble un peu triste qu'on s'occupe moins de lui, surtout quand on part en balade avec la poussette et qu'il ne nous accompagne pas.


Quand nous l'avons adopté, nous avons pu voir ses parents au contact des enfants et cela nous a grandement rassurés. J'ai vraiment hâte de voir la relation qui va se nouer entre lui et bébé quand il grandira. A nous d'apprendre à bébé les bons comportements à adopter face à un chien.



Et vous, avez-vous un animal? Comment a-t-il vécu l'arrivée de bébé?

La balade

Les journées ne sont pas très passionnantes en ce moment, les échanges avec un bébé de trois mois étant quand même limités et restant à la maison. Mais il y a  un rituel auquel je ne déroge pas c'est la balade journalière.

En général c'est une sortie mère/fille avec loulou et parfois chéri nous accompagne avec le chien.

Ce qui est bien avec la balade, c'est que ça calme tout de suite Petit Prince. Une fois installé dans la poussette et quelques pas dehors, c'est généralement radical, les pleurs cessent. Il ne dort pas pendant la balade mais regarde tout ce qui l'entoure, joue parfois avec son doudou et nous abreuve de sourires. C'est aussi un moment où nous échangeons pas mal avec ma Puce, l'occasion de partager sa journée, de papoter de tout et de rien et souvent d'avoir de jolis fous rire.

Bon il arrive que ça ne calme pas Petit Prince, et qu'il chouigne ou pleure. Parfois aussi il se met à pleurer en cours de route et là j'avoue que la fin de la balade est longue quand on longe les habitations avec un bébé qui hurle. Dans ces cas là il rejoint les bras de maman et la Puce pousse la poussette vide.

L'inconvéniant quand le chien nous accompagne c'est qu'il n'a pas le même rythme et les échanges sont plus limités quand il faut suivre un chien qui avance à toute allure. Mais c'est un moment qui reste très agréable.

J'avoue que la balade seule n'a pas la même saveur et que je suis beaucoup moins motivée, mais je tâcherai de ne pas "zapper" ce rituel sous ce prétexte (ou de motiver chéri à venir avec moi dans ces cas là !)

Et vous la balade, c'est souvent? Avec qui?



Frère et soeur

Une de mes grandes inquiétudes quand on a commencé à parler bébé avec chéri c'était ma fille. Pour remettre dans le contexte, ce blog a débuté il y a cinq ans, ainsi que nos essais bébés. Elle avait alors à peine 10 ans et le contexte familial n'était pas évident pour elle. Mais elle avait une grande envie de ne plus être fille unique.

Les questionnements et les doutes ont bien évolué en 5 ans ! Si les premiers temps on s'inquiète toujours d'une éventuelle jalousie, ça n'a pas été mon cas. En garde alternée, comment allait-elle vivre d'être moins à la maison que son frère. Arriverai-je à conserver notre relation si particulière et à la préserver? J'ai eu aussi peur qu'elle tienne le rôle de "petite maman" et non de grande sœur. Et quand les essais ont sérieusement été remis en cause, j'ai surtout été inquiète de savoir comment elle vivrait le fait qu'il n'y aurait pas de frère ou soeur.

Et puis je suis tombée enceinte... On savait qu'il y aurait une chance que ce soient des jumeaux et elle espérait que ce soient un garçon et une fille. Elle a été très présente pendant la grossesse et d'un grand soutien. Bien sûr la perte de la belle a été très difficile pour elle aussi, mais elle a su gérer les choses et on en parle facilement.

Mon plus grand plaisir est de voir mes deux amours ensemble. Je pourrais les regarder pendant des heures, elle le tenant ou jouant avec lui et lui la regardant intensément, lui faisant ses plus beaux sourires. J'étais presque jalouse au début car il ne souriait presque qu'à elle ! Elle s'occupe de lui, fais du baby sitting, prend des dizaines de photos par jour... La relation qui s'établit surpasse ce que je pouvais imaginer. J'ai hâte de la voir évoluer avec le temps.

Et vous, les relations frère et sœur au début c'était comment?

Photo réalisée par la grande sœur. Je fonds !

Le jour ou tout a basculé


Le précédent article a été initialement publié le 14 mai… Deux semaines avant l'accouchement. Il s'en est passé des choses, en deux semaines. 

Si vous êtes enceinte ou sur le point d'accoucher, je vous conseille de reporter votre lecture de ce billet.
Tout d'abord, un petit séjour à l'hôpital le week-end du 17, suite à une chute (merci le chien qui boit et qui en met partout... c'est bête les chutes)… Pour simplifier, j'avais tellement mal au bassin que je ne pouvais pas mettre un pied devant l'autre et étant enceinte. Comme toute femme enceinte, je n'avais le droit à aucun anti douleur à part le paracétamol ce qui n'est pas très efficace passé un certain stade (enfin si... la morphine meuh bon à choisir on évite). Le médecin de garde envisage d'avancer la césarienne mais mon médecin m'annonce le lundi qu'il n'en est pas question car les bébés seraient encore prématurés. Bref, allant quand même un peu mieux et l'hôpital ne pouvant rien faire, je rentre à la maison après une échographie de contrôle montrant que tout va pour le mieux.

Mercredi 21, monitoring à l'hôpital tout va bien. RDV est pris avec ma sage-femme pour un nouveau monitoring le lundi suivant.

Lundi 26, la sage-femme arrive pour le monitoring de contrôle. Après avoir cherché la pitchoune en vain, elle m'envoie à la clinique pour s'assurer par échographie que tout va bien. Me disant qu'avec des jumeaux cela est très fréquent et qu'il n'y a sans doute aucun souci. Nous partons donc à la clinique, les mains dans les poches.

Seulement, la sage-femme non plus ne trouve pas ma belle au monitoring… Mon médecin monte donc pour une échographie et tout s'enchaine beaucoup trop vite. Ma belle semble s'être éteinte, il ne trouve pas son petit cœur. Il déclenche donc une césarienne en urgence et sous anesthésie générale car je suis sous anticoagulants. Le temps presse, on ne sait pas ce qui s'est passé et mon prince est peut-être en danger. Je suis effondrée, je n'ai pas le temps de réfléchir que je suis déjà au bloc, me demandant si je vis un cauchemar, s'il y a une chance que ma belle soit encore en vie. À peine 2 heures plus tard je me réveille et la sage-femme m'apporte une photo de mon fils qui est en néonat. Il va bien mais la césarienne a eu lieu à temps car un nœud au cordon le menaçait aussi… Pas de photo de ma puce, elle n'a pas survécu et est sans doute morte déjà depuis 24 ou 48 heures.

En une journée, je suis passée de déjà maman et future maman de jumeaux à maman et mamange. C'est déjà bien d'être maman, j'ai ma puce et le plus beau des bouts de chou. Je suis dévastée mais n'ai pas le temps de m'apitoyer, j'ai mon fils à gérer. Le papa assure comme un chef et cela m'aidera beaucoup cette première semaine. La grande sœur aussi encaisse bien, sans doute prends t'elle beaucoup sur elle mais cela m'aide aussi à faire face.

J'écris ce billet deux mois et demi plus tard, mon loulou va bien et toute la famille aussi. Ce blog ne sera pas celui d'une maman de jumeaux, mais j'ai décidé de le faire vivre, de vous y raconter l'évolution de la famille, d'y pousser quelques coups de gueule, d'y raconter aussi bien sûr mes coups de cœur. Et cette fois-ci promis je m'y mets sérieusement !

J-15

Et voilà, la date a été fixée. S'agissant de jumeaux, nous ne laisserons pas la nature faire son oeuvre. Le 30 mai, la famille va s'agrandir, deux minis nous vont faire leur entrée dans notre vie.

8 mois que je les porte et pourtant, il est bien difficile de se projeter. Si prêt de leur arrivée, la réalité nous rattrape et il faut commencer à réfléchir à l'après.

Oui mais l'après c'est quoi? Tout d'abord il y a l'accouchement, ses risques... Une césarienne car le premier bébé est en siège. Les quelques jours à la maternité ne vont pas être drôles et de tout repos à cause de ça. J'espère malgré tout pouvoir profiter d'eux! Et même si nous nous éloignons du risque, pendant longtemps j'ai eu peur de leur éventuelle prématurité...

Ensuite il y a le retour à la maison. Comment allons nous savoir gérer le quotidien? Quelle maman serai-je, 15 ans après la venue au monde de ma puce? Quel papa sera chéri? Et l'arrivée de ces deux loustiques ne risque t'elle pas de beaucoup perturber ma puce? Elle qui a un cap à passer cette année avec son brevet des collèges puis son entrée au lycée?

Beaucoup de questions mais aucune réponse pour le moment, alors on se contente d'imaginer ce que l'on peut, en espérant que tout se passe bien et en se disant que de toute façon on fera au mieux. Quoi qu'il advienne. J'ai déjà une famille formidable, qui va s'agrandir, qui vivra de nombreux moments de joie, certainement aussi des difficultés. Mais nous y ferons face.

Quand nous prend un autre sens

Hé oui... Avec deux bébés prévus pour fin mai début juin, nous qui étions une "petite" famille avec une grande fille indépendante allons devenir une "grande" famille avec deux enfants en bas âge.

Quand on nous a annoncé qu'il n'y avait pas un mais deux bébés, les réactions ont été différentes. Moi : aux anges, ainsi que la puce. Pour chéri : l'angoisse. Dès le départ il ne souhaitait qu'un bébé et avait accepté les transferts de deux embryons en connaissant le risque mais en espérant qu'un seul s'implanterait. Nous avions pesé le pour et le contre, les chances de réussite...

Le temps de digérer l'information et la tendance s'est équilibrée. Lui s'est fait à l'idée et moi... J'ai commencé à angoisser : une grossesse angoissante avec ses risques de prématurité puis quand on se projette : les dépenses, l'organisation, la suite... Congé parental, nounou? Je n'ai pas de CDI ce qui complique les choses !

Quelques mois après l'annonce, la famille s'est faite à l'idée, nous imaginons la vie à 5 avec ses joies et ses angoisses. Les achats s'entassent dans le garage, la chambre est en travaux et les mois me paraissent interminables.

Petit à petit, nous prend un autre sens et nous attentons tous avec impatience que la famille s'agrandisse.

Première année de vie en province, le bilan

Et voilà, il y a un an je vous faisais partager les joies du déménagement en Touraine. Un an - ou presque - s'est écoulé et c'est le moment de faire un bilan.

Le positif :
  • La puce s'est super bien acclimatée a sa nouvelle vie. Une année de 5e top, de nouvelles amies sans soucis (des têtes de classe histoire de rassurer maman et de se motiver quand il faut réviser un contrôle pendant une heure de perm'), et un papa proche qu'elle voit maintenant deux fois par mois à la place des vacances.
  • La maison : ça c'est quand même le top après 30 ans en appartement. Un jardin pour les soirées barbecue avec les copains et les après-midi détente dans la piscine. Plus d'espace dont un vrai bureau pour pouvoir travailler de la maison.
  • La famille : je me suis rapprochée de ma maman (dont je suis très proche), sa famille et ma belle famille. Tout bonus !
  • L'environnement : des maison et du vert partout ! Fini les trajets d'1h30 pour aller au travail ou d'1h pour aller chez les copains, tout se fait en 15 mn. Tous les magasins et les lieux de loisirs à portée de main.

Le négatif :
  • Les amis : et bien oui je suis loin de tous mes amis et même si grâce à chéri ma vie sociale est quand même développée, mes amis à moi et rien qu'à moi me manquent.
  • Le boulot : pfiuuu j'ai réussi à jongler et ai travaillé en freelance... mais un bon vieux CDI ferait quand même beaucoup de bien à la stabilité, aux finances et au moral. Les offres d'emploi se font quand même rare dans mon secteur et sont beaucoup beaucoup moins bien payés qu'à Paris.
Bilan :
Je ne suis pas prête de retourner sur Paris ! J'ai trouvé en Touraine tout ce que je cherchais, même si les amis me manquent beaucoup. Je ne désespère pas de trouver du boulot et pense rester à mon compte au besoin.

Le déménagement en province, ou le début d'une nouvelle vie

Et bien après un an et demi loin de ce blog, je me suis dit qu'un déménagement était l'occasion de m'y remettre.

Donc en ce mois de février 2011, une opportunité a été offerte à chéri. On lui a proposé de travailler depuis la province. Il faut savoir que notre désir depuis longtemps était d'emménager en Touraine. Un peu de réflexion et nous nous décidons ! Il faut que tout aille vite, si nous voulons que la puce fasse sa rentrée en 5e en Touraine.

Première étape, recherche d'une maison à distance, pas évident ! Je ne compte pas les heures (et le forfait explosé) passées au téléphone pour restreindre au maximum nos visites aux maisons "idéales". Mais nous avons eu de la chance car à notre premier week-end de visite : coup de cœur ! L'offre est rapidement acceptée et nous avons un poids de moins sur les épaules.

Deuxième étape, la vente de l'appartement : une autre paire de manche. Les agences sont confiantes, l'appartement partira en 15 jours. Nous choisissons de mettre en vente en mandat exclusif. Grosse erreur ! Après un mois non concluant, un prix apparemment largement surévalué, nous décidons de baisser le prix et d'ouvrir à d'autres agences. Il faudra trois mois et une offre annulée pour réussir à le vendre.

Arrive le mois de juillet, et le déménagement. Je termine mon contrat de travail le 13 et nous déménageons le 25. La puce est en vacances chez son père pour nous simplifier les choses. Son inscription au collège est validée et nous partons l'esprit tranquille. Les sentiments sont mitigés, je suis anxieuse (de trouver du boulot entre autre), heureuse (un rêve qui se réalise c'est pas tous les jours !) et tout de même triste (de quitter les amis qui me sont chers).

Les vacances de Noël, ou le casse-tête traditionnel

Avez vous déjà tenté d'organiser les vacances de votre enfant? Bon pas de soucis majeur dans la famille modèle idéale, ou personne n'est séparé, où tout le monde s'entend avec tout le monde.

Imaginez maintenant, un enfant dont les parents sont séparés, chacun ayant un nouveau compagnon. Les grand-parents aussi sont séparés. Nous avons donc, un enfant, 2 parents, 2 beaux parents, 4 grand-parents (qui vivent tous séparément).

Nous sommes donc quelques temps avant les vacances (pas trop bien entendu ça pourrait aider l'organisation). Nous partirons du principe que nous habitons Paris.

Le papa : "Au fait, cette année, la puce passe Noël avec toi ou avec moi?"

S'pourtant pas compliqué, on inverse chaque année... Cherche encore un peu.

Grand-mère 1 (quelque part dans le centre de la France): "Bien, dis moi, pourrais je voir la puce entre Noël et le jour de l'an. Idéalement le week end de Noël."

Bien sur cela aurait été trop beau qu'elle souhaite la voir la semaine précédente... Il y a quand même deux semaines de vacances. Rassurez-moi, vous venez la chercher ou il faut en plus que je fasse 400 km pour avoir le plaisir de l'amener? Non par ce que je suis fichue de le faire en plus...

Grand-mère 2 (quelque part dans l'ouest de la France): "Nous vous voyons pour Noël cette année?"

Bon pour le moment c'est gérable...

Grand-Père (quelque part dans le sud de la France) : "Ai-je une chance de voir la puce pendant les vacances? Ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue."

Je sens poindre un soupçon de culpabilité, je devrais couper ma fille en quatre.

Beaux-parents (on a de la chance eux ne sont pas séparés) : "Nous aimerions bien vous avoir pour Noël cette année".

A la réflexion il va falloir que je me coupe en quatre moi aussi... Allez soyons fous, fêtons Noêl avec parents et beaux-parents ! Un soucis de réglé. Mais euh... Où...

J-7 avant Noël : je ne sais pas où nous passons Noël, je ne sais pas si j'ai ma puce avec moi pour les vacances, et où nous allons les passer. Heureusement Chéri est d'un calme olympien et suis tant bien que mal.

Allez, encore le Nouvel An à organiser ! Chouette !

Ma puce, ou le traumatisme du psy




Situons tout d'abord l'action ! Suite à une période assez difficile, j'ai décidé d'amener ma fille chez la psychologue. Tout se passe bien, elle est contente d'y aller toutes les semaines et cela lui fait du bien.





Premier rendez-vous, elle nous reçoit, toutes les deux. Polies, nous nous disons bonjour et je dis à ma fille "ma puce, tu peux enlever ton manteau". Depuis toute petite je la surnomme ma puce, c'est comme ça. Je n'imaginais pas que deux tout petits mots pouvaient avoir un tel impact.

Regard outré de la psy. "Ma puce????" (je lis les points d'interrogation dans ses yeux). Elle se tourne vers ma fille.

La psy : "Tu aimes qu'on t'appelle ma puce? Non par ce qu'une puce, c'est petit, c'est laid, ça pique."

Bon... déjà elle me plait elle ! Silence de ma fille, qui se demande si elle doit répondre.

La psy : "Et le MA... votre fille, ce n'est pas votre chose ! Elle ne vous appartient pas."

Répondre gentiment... répondre gentiment...

La psy : "Quelle est cette manie que les gens ont d'appeler leur enfant ma puce?"

Faudra vraiment que je relise mes cours de psycho là quelque chose m'échappe.

La psy : "Bien, ce qu'il faut savoir c'est que bien souvent les parents ont plus besoin d'un psychologue que les enfants ! Le problème vient souvent d'eux."

Et bien... et ce n'est que la première séance... ça promet. (Notons que je suis assez d'accord avec elle, mais bon... Il y a manière et manière).

Ma puce en sortant : "Maman, tu peux continuer à m'appeler ma puce hein, je ne le dirais pas à la psychologue. J'aime ça moi."

Merci ma puce !

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