3 mois !
Et voilà, mon petit prince a 3 mois. J'avoue je n'ai rien vu passer...Visite chez le pédiatre, dans l'ensemble tout va bien. C'est l'occasion de faire un petit bilan.
3 mois c'est... plein de bonheur ! Et entre autre :
- 60 cm d'amour ;
- des centaines de sourires ;
- des heures à le regarder dormir ;
- des tonnes de câlins et de bisous (j'avoue c'est plutôt unilatéral pour le moment, mais il participe à sa manière !) ;
- des gazouillis et areuh que je tente d'interpréter ;
- des temps d'éveil et de "jeu" de plus en plus longs, il accepte maintenant de passer un peu de temps sur le tapis d'éveil. Je pourrais passer des heures à le regarder s'émerveiller devant Sophie la Girafe...
- plus de 900 couches changées ;
- plus de 700 biberons donnés ;
- déjà un séjour à l'hôpital et trop de médicaments ingurgités ;
- trop peu d'heures de sommeil (je crois que ça mérité un article à part entière...).
Joyeux mois-niversaire petit prince !
Biberon, la sérenité... Ou pas !
Future maman de jumeaux, j'ai longtemps hésité à tenter
l'aventure de l'allaitement. Cela s'était très mal passé pour ma fille mais ça
me paraissait en même temps important. Je pensais choisir lors du premier peau
à peau, faire la tétée d'accueil. Quand la césarienne s'est décidée, on m'a demandé
immédiatement "allaitement ou biberon". Je n'ai pas réfléchi et dit
biberon.
Premier signe à la maternité que monsieur ne ferait pas
comme tout le monde, il ne tenait jamais plus de deux heures entre chaque
biberon et buvait de petites quantités. Retour à la maison identique… Je me
suis d'abord dit qu'il devait s'acclimater. Que neni ! Il aura fallu quasiment
deux mois pour que monsieur espace ses biberons toutes les trois heures, buvant
des quantités allant du simple au double en fonction de ses envies.
Il m'aura fallu à moi plus de deux mois et 3 avis de médecins
différents, pour accepter l'idée que mon fiston ne rentrerait pas dans la norme
et qu'il se comporte comme un bébé allaité. "Non monsieur le pédiatre, petit prince ne prend pas 5 biberons mais 7 et non je ne peux pas le limiter car si
je le fais il ne se rattrape pas au biberon suivant !".
Au final je me dis que ce besoin de caler les biberons à un
nombre et une quantité exactes est plutôt fait pour arranger les parents non?
Pourquoi un bébé allaité boirait à la demande et un bébé au biberon devrait il
rentrer dans des cases?
Opération #Weloveprema
Il y a deux semaines, j'ai découvert le blog de Belle enceinte, un blog très sympa, intéressant, bref depuis je suis...
Belle enceinte m'a proposé de faire partie de sa team #Weloveprema. Et j'ai vraiment bien aimé le principe alors j'ai foncé !
Il s'agit de personnaliser des bodies qui seront ensuite donnés à un service de néonat. Un concours avec des cadeaux pour l'équipe gagnante, déterminera celle qui aura réalisé les plus beaux bodies.
Si vous avez envie de participer, en donnant des idées, en customisant des bodies, même sans faire partie de l'équipe, n'hésitez pas !
Belle enceinte m'a proposé de faire partie de sa team #Weloveprema. Et j'ai vraiment bien aimé le principe alors j'ai foncé !
Il s'agit de personnaliser des bodies qui seront ensuite donnés à un service de néonat. Un concours avec des cadeaux pour l'équipe gagnante, déterminera celle qui aura réalisé les plus beaux bodies.
Si vous avez envie de participer, en donnant des idées, en customisant des bodies, même sans faire partie de l'équipe, n'hésitez pas !
Le jour ou tout a basculé
Le précédent article a été initialement publié le 14 mai…
Deux semaines avant l'accouchement. Il s'en est passé des choses, en deux
semaines.
Si vous êtes enceinte ou sur le point d'accoucher, je vous conseille de reporter votre lecture de ce billet.
Tout d'abord, un petit séjour à l'hôpital le week-end du 17,
suite à une chute (merci le chien qui boit et qui en met partout... c'est bête les chutes)… Pour simplifier, j'avais tellement mal au
bassin que je ne pouvais pas mettre un pied devant l'autre et étant enceinte. Comme toute femme enceinte, je n'avais le droit à aucun anti douleur à part le paracétamol ce qui n'est pas très efficace passé
un certain stade (enfin si... la morphine meuh bon à choisir on évite). Le médecin de garde envisage d'avancer la césarienne mais mon médecin
m'annonce le lundi qu'il n'en est pas question car les bébés seraient encore
prématurés. Bref, allant quand même un peu mieux et l'hôpital ne pouvant rien
faire, je rentre à la maison après une échographie de contrôle montrant que
tout va pour le mieux.
Mercredi 21, monitoring à l'hôpital tout va bien. RDV est
pris avec ma sage-femme pour un nouveau monitoring le lundi suivant.
Lundi 26, la sage-femme arrive pour le monitoring de
contrôle. Après avoir cherché la pitchoune en vain, elle m'envoie à la clinique
pour s'assurer par échographie que tout va bien. Me disant qu'avec des jumeaux
cela est très fréquent et qu'il n'y a sans doute aucun souci. Nous partons donc
à la clinique, les mains dans les poches.
Seulement, la sage-femme non plus ne trouve pas ma belle au
monitoring… Mon médecin monte donc pour une échographie et tout s'enchaine
beaucoup trop vite. Ma belle semble s'être éteinte, il ne trouve pas son petit
cœur. Il déclenche donc une césarienne en urgence et sous anesthésie générale
car je suis sous anticoagulants. Le temps presse, on ne sait pas ce qui s'est
passé et mon prince est peut-être en danger. Je suis effondrée, je n'ai pas le
temps de réfléchir que je suis déjà au bloc, me demandant si je vis un
cauchemar, s'il y a une chance que ma belle soit encore en vie. À peine 2
heures plus tard je me réveille et la sage-femme m'apporte une photo de mon
fils qui est en néonat. Il va bien mais la césarienne a eu lieu à temps car un
nœud au cordon le menaçait aussi… Pas de photo de ma puce, elle n'a pas survécu
et est sans doute morte déjà depuis 24 ou 48 heures.
En une journée, je suis passée de déjà maman et future maman
de jumeaux à maman et mamange. C'est déjà bien d'être maman, j'ai ma puce et le plus beau
des bouts de chou. Je suis dévastée mais n'ai pas le temps de m'apitoyer, j'ai
mon fils à gérer. Le papa assure comme un chef et cela m'aidera beaucoup
cette première semaine. La grande sœur aussi encaisse bien, sans doute prends
t'elle beaucoup sur elle mais cela m'aide aussi à faire face.
J'écris ce billet deux mois et demi plus tard, mon loulou va bien et toute la famille aussi. Ce blog ne sera pas celui d'une maman de jumeaux, mais j'ai décidé de le faire vivre, de vous y raconter l'évolution de la famille, d'y pousser quelques coups de gueule, d'y raconter aussi bien sûr mes coups de cœur. Et cette fois-ci promis je m'y mets sérieusement !
J-15
Et voilà, la date a été fixée. S'agissant de jumeaux, nous ne laisserons pas la nature faire son oeuvre. Le 30 mai, la famille va s'agrandir, deux minis nous vont faire leur entrée dans notre vie.
8 mois que je les porte et pourtant, il est bien difficile de se projeter. Si prêt de leur arrivée, la réalité nous rattrape et il faut commencer à réfléchir à l'après.
Oui mais l'après c'est quoi? Tout d'abord il y a l'accouchement, ses risques... Une césarienne car le premier bébé est en siège. Les quelques jours à la maternité ne vont pas être drôles et de tout repos à cause de ça. J'espère malgré tout pouvoir profiter d'eux! Et même si nous nous éloignons du risque, pendant longtemps j'ai eu peur de leur éventuelle prématurité...
Ensuite il y a le retour à la maison. Comment allons nous savoir gérer le quotidien? Quelle maman serai-je, 15 ans après la venue au monde de ma puce? Quel papa sera chéri? Et l'arrivée de ces deux loustiques ne risque t'elle pas de beaucoup perturber ma puce? Elle qui a un cap à passer cette année avec son brevet des collèges puis son entrée au lycée?
Beaucoup de questions mais aucune réponse pour le moment, alors on se contente d'imaginer ce que l'on peut, en espérant que tout se passe bien et en se disant que de toute façon on fera au mieux. Quoi qu'il advienne. J'ai déjà une famille formidable, qui va s'agrandir, qui vivra de nombreux moments de joie, certainement aussi des difficultés. Mais nous y ferons face.
8 mois que je les porte et pourtant, il est bien difficile de se projeter. Si prêt de leur arrivée, la réalité nous rattrape et il faut commencer à réfléchir à l'après.
Oui mais l'après c'est quoi? Tout d'abord il y a l'accouchement, ses risques... Une césarienne car le premier bébé est en siège. Les quelques jours à la maternité ne vont pas être drôles et de tout repos à cause de ça. J'espère malgré tout pouvoir profiter d'eux! Et même si nous nous éloignons du risque, pendant longtemps j'ai eu peur de leur éventuelle prématurité...
Ensuite il y a le retour à la maison. Comment allons nous savoir gérer le quotidien? Quelle maman serai-je, 15 ans après la venue au monde de ma puce? Quel papa sera chéri? Et l'arrivée de ces deux loustiques ne risque t'elle pas de beaucoup perturber ma puce? Elle qui a un cap à passer cette année avec son brevet des collèges puis son entrée au lycée?
Beaucoup de questions mais aucune réponse pour le moment, alors on se contente d'imaginer ce que l'on peut, en espérant que tout se passe bien et en se disant que de toute façon on fera au mieux. Quoi qu'il advienne. J'ai déjà une famille formidable, qui va s'agrandir, qui vivra de nombreux moments de joie, certainement aussi des difficultés. Mais nous y ferons face.
Quand nous prend un autre sens
Hé oui... Avec deux bébés prévus pour fin mai début juin, nous qui étions une "petite" famille avec une grande fille indépendante allons devenir une "grande" famille avec deux enfants en bas âge.
Quand on nous a annoncé qu'il n'y avait pas un mais deux bébés, les réactions ont été différentes. Moi : aux anges, ainsi que la puce. Pour chéri : l'angoisse. Dès le départ il ne souhaitait qu'un bébé et avait accepté les transferts de deux embryons en connaissant le risque mais en espérant qu'un seul s'implanterait. Nous avions pesé le pour et le contre, les chances de réussite...
Le temps de digérer l'information et la tendance s'est équilibrée. Lui s'est fait à l'idée et moi... J'ai commencé à angoisser : une grossesse angoissante avec ses risques de prématurité puis quand on se projette : les dépenses, l'organisation, la suite... Congé parental, nounou? Je n'ai pas de CDI ce qui complique les choses !
Quelques mois après l'annonce, la famille s'est faite à l'idée, nous imaginons la vie à 5 avec ses joies et ses angoisses. Les achats s'entassent dans le garage, la chambre est en travaux et les mois me paraissent interminables.
Petit à petit, nous prend un autre sens et nous attentons tous avec impatience que la famille s'agrandisse.
Quand on nous a annoncé qu'il n'y avait pas un mais deux bébés, les réactions ont été différentes. Moi : aux anges, ainsi que la puce. Pour chéri : l'angoisse. Dès le départ il ne souhaitait qu'un bébé et avait accepté les transferts de deux embryons en connaissant le risque mais en espérant qu'un seul s'implanterait. Nous avions pesé le pour et le contre, les chances de réussite...
Le temps de digérer l'information et la tendance s'est équilibrée. Lui s'est fait à l'idée et moi... J'ai commencé à angoisser : une grossesse angoissante avec ses risques de prématurité puis quand on se projette : les dépenses, l'organisation, la suite... Congé parental, nounou? Je n'ai pas de CDI ce qui complique les choses !
Quelques mois après l'annonce, la famille s'est faite à l'idée, nous imaginons la vie à 5 avec ses joies et ses angoisses. Les achats s'entassent dans le garage, la chambre est en travaux et les mois me paraissent interminables.
Petit à petit, nous prend un autre sens et nous attentons tous avec impatience que la famille s'agrandisse.
Une belle occasion de reprendre ce blog
Déjà 1 an 1/2 que ce blog végète, je l'avoue. Mais une belle occasion de reprendre l'écriture se présente à moi.
Je vous ai décrit lors de précédents billets mon parcours difficile en AMP. De nouvelles tentatives, de nouveaux échecs nous ont menés à devoir réfléchir à d'autres options : don d'ovocyte, adoption... Autant de nouveaux parcours effrayants et déprimants. Malgré tout le docteur nous a laissé la chance d'une dernière tentative, mais en étant claire. C'était notre dernière chance et il ne fallait pas avoir trop d'espoir.
Fin août 2013
Je reprends donc les traitements, en espérant que ceux-ci n'échouent pas comme les précédents avant d'arriver à la ponction.
Mi-septembre
Le traitement n'a pas été miraculeux, mais s'agissant de la dernière chance, le docteur décide d'aller au bout. La ponction a donc lieu. On nous appele quelques jours plus tard pour nous dire qu'un embryon s'est développé et qu'un deuxième est en attente car il n'évolue pas très bien. Quelques heures plus tard on implantera tout de même deux embryons.
Début octobre
N'ayant que peu de symptomes, c'est avec peu d'espoir que je fais un test de grossesse... Qui se révèlera positif ! S'ensuivent plusieurs jours à stresser à chaque prise de sang pour que le taux ne nous décoive pas. Il continue à évoluer correctement, nous avançons pas à pas sans trop vouloir y croire.
Début novembre
Le temps passe sans qu'aucun symptome ne me fasse croire à cette grossesse débutante. Un réveil "ensanglanté" me fait tout de suite penser à une fausse couche et nous nous dirigeons aux urgences. Le rêve s'effondre déjà dans ma tête. Une échographie nous révèle cependant que non seulement tout va bien, mais que nous n'atttendons pas un mais deux bébés !
Une grossesse qui s'annonce à la fois difficile étant donné la gémellité, angoissante étant donné notre passif, mais aussi pleine d'espoir ! Comme quoi il faut y croire jusqu'au bout. Ou alors est-ce par ce que nous avions commencé à lâcher prise que cela a finalement fonctionné... Je me pose parfois la question, mais le résultat est là et c'est tout ce qui compte. La suite de cette grossesse sera l'occasion d'autres billets.
Je vous ai décrit lors de précédents billets mon parcours difficile en AMP. De nouvelles tentatives, de nouveaux échecs nous ont menés à devoir réfléchir à d'autres options : don d'ovocyte, adoption... Autant de nouveaux parcours effrayants et déprimants. Malgré tout le docteur nous a laissé la chance d'une dernière tentative, mais en étant claire. C'était notre dernière chance et il ne fallait pas avoir trop d'espoir.
Fin août 2013
Je reprends donc les traitements, en espérant que ceux-ci n'échouent pas comme les précédents avant d'arriver à la ponction.
Mi-septembre
Le traitement n'a pas été miraculeux, mais s'agissant de la dernière chance, le docteur décide d'aller au bout. La ponction a donc lieu. On nous appele quelques jours plus tard pour nous dire qu'un embryon s'est développé et qu'un deuxième est en attente car il n'évolue pas très bien. Quelques heures plus tard on implantera tout de même deux embryons.
Début octobre
N'ayant que peu de symptomes, c'est avec peu d'espoir que je fais un test de grossesse... Qui se révèlera positif ! S'ensuivent plusieurs jours à stresser à chaque prise de sang pour que le taux ne nous décoive pas. Il continue à évoluer correctement, nous avançons pas à pas sans trop vouloir y croire.
Début novembre
Le temps passe sans qu'aucun symptome ne me fasse croire à cette grossesse débutante. Un réveil "ensanglanté" me fait tout de suite penser à une fausse couche et nous nous dirigeons aux urgences. Le rêve s'effondre déjà dans ma tête. Une échographie nous révèle cependant que non seulement tout va bien, mais que nous n'atttendons pas un mais deux bébés !
Une grossesse qui s'annonce à la fois difficile étant donné la gémellité, angoissante étant donné notre passif, mais aussi pleine d'espoir ! Comme quoi il faut y croire jusqu'au bout. Ou alors est-ce par ce que nous avions commencé à lâcher prise que cela a finalement fonctionné... Je me pose parfois la question, mais le résultat est là et c'est tout ce qui compte. La suite de cette grossesse sera l'occasion d'autres billets.



