Affichage des articles dont le libellé est AMP. Afficher tous les articles

Une belle occasion de reprendre ce blog

Déjà 1 an 1/2 que ce blog végète, je l'avoue. Mais une belle occasion de reprendre l'écriture se présente à moi.

Je vous ai décrit lors de précédents billets mon parcours difficile en AMP. De nouvelles tentatives, de nouveaux échecs nous ont menés à devoir réfléchir à d'autres options : don d'ovocyte, adoption... Autant de nouveaux parcours effrayants et déprimants. Malgré tout le docteur nous a laissé la chance d'une dernière tentative, mais en étant claire. C'était notre dernière chance et il ne fallait pas avoir trop d'espoir.

Fin août 2013

Je reprends donc les traitements, en espérant que ceux-ci n'échouent pas comme les précédents avant d'arriver à la ponction.

Mi-septembre

Le traitement n'a pas été miraculeux, mais s'agissant de la dernière chance, le docteur décide d'aller au bout. La ponction a donc lieu. On nous appele quelques jours plus tard pour nous dire qu'un embryon s'est développé et qu'un deuxième est en attente car il n'évolue pas très bien. Quelques heures plus tard on implantera tout de même deux embryons.

Début octobre

N'ayant que peu de symptomes, c'est avec peu d'espoir que je fais un test de grossesse... Qui se révèlera positif ! S'ensuivent plusieurs jours à stresser à chaque prise de sang pour que le taux ne nous décoive pas. Il continue à évoluer correctement, nous avançons pas à pas sans trop vouloir y croire.

Début novembre

Le temps passe sans qu'aucun symptome ne me fasse croire à cette grossesse débutante. Un réveil "ensanglanté" me fait tout de suite penser à une fausse couche et nous nous dirigeons aux urgences. Le rêve s'effondre déjà dans ma tête. Une échographie nous révèle cependant que non seulement tout va bien, mais que nous n'atttendons pas un mais deux bébés !

Une grossesse qui s'annonce à la fois difficile étant donné la gémellité, angoissante étant donné notre passif, mais aussi pleine d'espoir ! Comme quoi il faut y croire jusqu'au bout. Ou alors est-ce par  ce que nous avions commencé à lâcher prise que cela a finalement fonctionné... Je me pose parfois la question, mais le résultat est là et c'est tout ce qui compte. La suite de cette grossesse sera l'occasion d'autres billets.

FIV, 5e essai


Et voila, après 2 ans de tentative, le médecin nous a annoncé que nous n'aurions plus qu'un dernier essai (je vous passe les détails de la 3e qui s'est soldée par une fausse couche et la 4e qui est un nouvel échec n'ayant pu aller jusqu'au transfert des embryons).

Pour résumer, le problème initial rencontré chez chéri a été aggravé par un problème de mon côté. Pour simplifier, à 32 ans j'ai la capacité de fécondité d'une femme de 40 ans. Malgré des doses hormonales maximales, je ne réponds pas aux traitements. Autant le problème de chéri peut se résoudre facilement grâce à la fécondation in vitro (sélection très poussée et insémination), autant ce problème ne peut pas s'arranger et ne va pas aller en s'améliorant. La dernière tentative est donc mêlée d'une énorme crainte et d'autant d'espoir.

Les premiers pas sont mauvais, avant de pouvoir commencer le traitement réel, les ovaires doivent être au repos, et le traitement ne prend pas. Ce qui devait durer initialement 2 semaines dure déjà depuis 1 mois. La partie "stimulation" qui vise à obtenir de beaux ovocytes qui seront ensuite inséminés démarre mal aussi. Je ne réagis pas et un kyste est venu troubler le tout. Après une petite intervention et en tout 2 mois de traitement, le docteur annonce que cette tentative n'ira encore pas au bout. Mais il nous propose de transformer l'essai en insémination intra utérine.

Deux semaines plus tard, verdict négatif. Je crois que je préfère ça à un verdict positif qui se soldera par une fausse couche ou un autre soucis !

La bonne nouvelle, le docteur nous propose de retenter fin d'année, mais les chances restent minimes. Nous pensons donc déjà à d'autres alternatives : don d'ovocyte, adoption... En espérant que nous n'ayons pas à en arriver là.

Quand on vous parle d'aide médicale à la procréation, ça ressemble à ça... Et ça fait peur !


FIV 2e essai, ou la pire des déceptions

Bon j'avoue je gâche un peu avec le titre.

Je ne referais pas le descriptif du traitement, c'est le même. Avec des doses d'hormones plus fortes (et les sautes d'humeur proportionnelles).

Grosse différence cette fois ci ! Après quelques frayeurs, on m'annonce que nous allons aller jusqu'à la ponction (étape pendant laquelle les ovocytes destinés à devenir des embryons sont récupérés). La ponction se déroule sous anesthésie générale (dans mon centre), je rentre donc le matin à l'hôpital et ressortirai en fin d'après-midi. Chéri quand à lui donne de sa personne, afin que nous ayons tous les éléments ! Bonne surprise, 9 ovocytes ont été ponctionnés et inséminés. Mais ça ne signifie pas forcément que cela finira bien. Restent encore plusieurs étapes.

Deux jours plus tard, nous retournons chéri et moi à l'hôpital. On nous annonces que 5 embryons ont bien évolué (c'est à dire que la division cellulaire s'est faite correctement et qu'ils sont aptes à être implantés). 2 d'entre eux sont donc nichés en moi.

Viennent les 15 jours les plus longs de ma vie à tenter de sentir le moindre symptome, tout ce qui pourrait me dire si oui ou non un être est en train de grandir en moi.

Enfin le jour fatidique est arrivé, le test se révèle positif. Mais... après prise de sang les taux sont un peu bas. Il faut donc surveiller et pendant 2 longues semaines, nous constatons que le taux n'évolue toujours pas correctement. L'hôpital ne semble pas s'inquiéter puisqu'on ne m'appelle pas. Le laborantin quant à lui me conseille de vérifier si tout va bien.

Je me rends donc chez mon gynécologue et le verdict est sans appel : grossesse extra utérine. L'embryon a bien grandi mais au mauvais endroit... Direction les urgences. Je suis très déçue car un week-end chez ma maman pour me détendre était prévu. Le médecin qui souhaite voir un peu l'évolution m'autorise à partir à la condition expresse que je revienne immédiatement à la moindre douleure. Ce qui sera le  cas.

Retour aux urgences deux jours plus tard, après 4 heures d'attente on m'admet pour que la GEU soit traitée chimiquement. Je ressors le soir même.

Psychologiquement, encore une fois c'est très compliqué : tristesse, culpabilité, incompréhension. Chéri quant à lui se sent bien inutile. Mais il y a aussi de l'espoir, car il reste 3 embryons, donc une autre possibilité et surtout un traitement beaucoup moins lourd normalement.

- Copyright © Mère indign(é)e - Hatsune Miku - Powered by Blogger - Designed by Johanes Djogan - Google+ -